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Ville : Saint-Nicolas

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Saint-Nicolas
(Région touristique : Chaudière-Appalaches - 06)

Nouvelle désignation depuis le 24 août 1996, elle fait suite à la fusion des villes de Bernières et de Saint-Nicolas survenue le 21 septembre 1994, dont l'appellation temporaire fut Bernières--Saint-Nicolas. Établie sur un vaste promontoire d'où la vue embrasse un magnifique panorama, Saint-Nicolas domine une falaise entre Saint-Romuald et Saint-Antoine-de- Tilly.

La rivière Chaudière constitue la borne est de ce territoire peu éloigné de Québec et qui s'étend le long du Saint-Laurent sur une distance de 19 km en direction nord-est -- sud-ouest. La fondation de la paroisse de Saint-Nicolas, habitée à compter de 1660, dont le territoire ressortissait à la très vaste seigneurie de Lauzon, remonte à 1668 et encore en 1683, bien qu'une cinquantaine de familles peuvent être dénombrées, elle semble apparaître comme mission abénaquise signalée sous le nom Villieu dans le Plan général des missions du Canada préparé par monseigneur de Saint-Vallier.

Un premier moulin y est bâti en 1690 à l'anse aux Hirondelles et, la même année, une chapelle est érigée. Le nom Saint-Nicolas lui sera attribué en 1694, à l'occasion de son érection canonique et à la demande de Claude de Bermen de La Martinière (1636-1719), membre du Conseil souverain et administrateur de la seigneurie de Lauzon de 1668 à 1681. Il désirait enchâsser dans le paysage de la Nouvelle-France l'appellation de sa paroisse d'origine, Saint-Nicolas-de- la-Ferté du petit pays de Thymerais ou Thimerais (pays du Perche, aujourd'hui Eure-et-Loir), dans le diocèse de Chartres en Normandie.

Ayant mené une brillante carrière dans la magistrature, il s'efforcera de faire défricher et progresser son fief, dont les premiers habitants venaient de Saint-Augustin, Pointe-aux-Trembles (Portneuf) et Sainte-Foy. L'endroit évoque probablement aussi le célèbre saint Nicolas, évêque du IVe siècle, dont la fête est célébrée le 6 décembre et qui apporte aux petits enfants cadeaux et jouets au temps des Fêtes.

À la fin du XVIIIe siècle, l'endroit compte environ 700 âmes. La municipalité de paroisse créée en 1845 reprendra cette dénomination et la conservera lors de la modification de son statut en celui de ville en 1962. La graphie à l'anglaise, Saint-Nicholas, observée souvent dans les textes anciens, provient du nom du bureau de poste établi en 1875. Usitée sous la forme de Saint-Nic(h)olas-Est de 1900 à 1918, cette dénomination sera modifiée en 1955 pour la forme actuelle, Saint-Nicolas.

À l'automne de 1759, les Anglais ont occupé la paroisse et une partie des militaires se sont même installés dans l'église, construite en 1721. Ce temple sera gravement endommagé par suite de la guerre et il en coûtera 3 000 livres pour le réparer. De nos jours, les deux secteurs de Saint-Nicolas, qui appartiennent à la grande banlieue de Québec, connaissent une rapide expansion résidentielle et démographique couplée à un bon potentiel industriel. Lieu largement fréquenté en été et réputé pour ses fraises, Saint-Nicolas, qui conserve des traits ruraux, demeure une ville où l'activité manufacturière et le transport par camion sont les pôles principaux de l'économie.

Jadis, l'agriculture, la fabrication de la brique et l'exploitation du bois et de la pierre dominaient. L'un des Nicolois les plus célèbres est monseigneur Modeste Demers (1809-1871), premier évêque de l'Île-de-Vancouver en 1847.

L'église paroissiale actuelle offre l'aspect d'un immense navire qui aurait définitivement jeté l'ancre dans le fleuve. L'ancienne ville de Bernières résultait du démembrement de Saint-Nicolas. En effet, Bernières a été érigée en 1912 sous le nom de Saint-Nicolas-Sud, appellation qui témoigne de son appartenance territoriale antérieure.

Afin d'empêcher toute confusion avec Saint-Nicolas, cette dénomination a été remplacée par le nom de Bernières à la suite d'un concours local tenu en 1968. C'est à la suggestion d'un ancien combattant qu'elle fut retenue; elle rappelle la commune française de Bernières-sur-Mer, en Normandie (Calvados), où les troupes canadiennes se sont couvertes de gloire, en 1944, à l'occasion du débarquement allié.

Certains Berniérois, alors Saint-Nicolains, y ont participé à titre de membres du régiment de la Chaudière.


Source:
La Commission de toponymie
( Noms et lieux du Québec dictionnaire illustré également disponible en version imprimée. )

 







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